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Un peu d’histoire…

folk officinalis

Si je devais désigner un fil rouge dans ma vie, je répondrais sans hésitation les plantes. Elles ont toujours été là, très présentes et ce de plus en plus dans mon quotidien au fil des années. J’ai tissé un lien avec la botanique dès l’enfance. En France, ma grand-mère avait un joli petit jardin autour de sa maison. Je m’y revois, jouer avec les plantes et la terre tandis qu’elle s’occupait de ses roses, de ses géraniums ou de ses lauriers. Si lors de l’entretien de son jardin elle se retrouvait avec une branche cassée, j’étais le petit bonhomme chargé d’en faire une bouture.

Cet amour profond pour la nature que je cultive depuis le préambule de ma vie, me vient certainement d’elle. Elle m’a éduqué dans le respect de la nature et de ses remèdes traditionnels aussi simple soient-ils. Une cuillère à café de miel à déverser dans une décoction de bardane pour soulager la toux, une friction de menthe fraiche sur le corps pour apaiser les démangeaisons, ou l’utilisation d’un baume à l’achillée millefeuille pour repousser les tiques et moustiques.

Adolescent, j’ai commencé à m’intéresser plus scientifiquement aux plantes. À la fin des années 90, lorsque j’étais dans notre maison en Normandie, je marchais souvent sur les sentiers perdus, dans les champs et les bois, identifiant, rassemblant, séchant des plantes et expérimentant des décoctions. Ce qui me paraissait n’être au départ qu’un amas d’herbes vertes allait devenir, au fur et à mesure que j’apprenais, des plantes plus spécifiques les unes que les autres. Dans le même temps, j’ai commencé à tenir un petit herbier, faire du jardinage, et m’améliorer en bouturage… Allant jusqu’à cultiver ma propre nourriture grâce à ce grand potager que mes parents nous avaient fait et à apprendre tout ce que je pouvais sur les herbes comestibles et médicinales.

Dès l’âge de 15 ans, le monde de l’herboristerie folklorique m’a appris à fabriquer mes premiers remèdes à base de plantes. Mon premier ouvrage d’étude était « Le Médecin des pauvres » du docteur Henri Albéric Beauvillard.

 

Je vois les choses de cette manière

Plus nous intégrons le sens et l’importance de notre coexistence avec les plantes, plus nous portons un œil pertinent sur le monde qui nous entoure. Et notre place dans ce monde doit se faire naturellement, au grè de nos observations et de nos expériences. D’ailleurs, au fil de ma propre expérience, j’ai rencontré des professeurs merveilleux.

J’ai entamé mon cursus par une formation en biologie végétale. Puis, j’ai suivi une étude sommaire des plantes et leur fluide énergétique. En constante soif de savoir, j’ai pu approfondir mes recherches, renforcer mes connaissances et développer les outils nécessaires à l’Herboristerie Folklorique en parcourant le monde et en me rapprochant des anciens. J’ai eu d’excellents professeurs au cours de ces années d’apprentissage. Mais je peux honnêtement dire que les mentors les plus remarquables, durables et infaillibles que j’ai eu au cours de ces années ont été les plantes elles-mêmes. De la rose, j’ai appris à agir contre les signes du temps, utilisant ses propriétés revitalisantes, régénératrices et cicatrisantes. La lavande… Si elle m’a appris à garder la tête haute et toujours apporter quelque chose aux autres, elle m’a aussi partagé ses vertus relaxantes et apaisantes. Le pissenlit m’a montré combien il m’importait d’être enraciné à un endroit et de puiser l’énergie du sol, d’en utiliser la force afin de me stimuler.

Je crois d’ailleurs fortement que tout le monde a ce qu’il faut pour se soigner avec des remèdes ancestraux, simples, efficaces et ce dans le respect de la nature. Ma curiosité réside principalement dans le monde naturel où je continue à étudier, pratiquer et à croire. Croire que tout ce dont nous avons besoin est fourni par Mère Nature à l’endroit ou nôtre génétique à évolué, sous nos pieds et qu’il suffit juste de tendre la main.

Je pratique l’herboristerie lente

Cela signifie que chaque chose que je fabrique est faite avec un profond respect pour le monde végétal. Récolter en quantités raisonnables racines et plantes, le faire au regard des connaissances traditionnelles qui m’ont été transmises, notamment en suivant les phases de la lune. C’est l’une des première chose que j’ai appris lorsque j’ai commencer mon aventure d’apprentis en herbes. Ça, et le séchage. J’attends les 6 à 16 semaines nécessaires pour bien infuser des huiles et des alcools loin du soleil; pour pouvoir ensuite préparer des baumes, des huiles corporelles, des teintures-mères et bien plus encore. Ce procédé prend beaucoup de temps et ne peut qu’aller aux grés des saisons, car il s’agit bien là de ne pas forcer la nature et son travail.

En 2014 j’ai créé Folk Officinalis et me suis ouvert au monde, offrant une gamme de produits 100% naturels. Chez Folk Officinalis, nous sommes incroyablement engagés dans notre processus de création, non seulement en raison de la qualité des produits, mais aussi de leur durabilité. Serait-il « plus facile » de se plier aux normes de l’industrie et d’utiliser des concentrés chimiques ou simplement mélanger des huiles essentielles à de l’huile ? Bien sûr. Mais mon engagement envers la terre, envers vous, envers moi-même est de continuer à suivre les traditions et de façon durable quoi qu’il arrive.

Depuis quelques années, je vis en Hongrie et y ai installé ma petite production de plantes médicinales. Je m’occupe d’un (très) grand domaine perdu dans les plis des vallées Transdanubiennes. Le climat y est continental, ce qui en fait un pays à climat brutal à cause des importantes variations de température qu’il connaît au fil des mois. Ainsi elles peuvent descendre jusqu’à -20 °C en hiver et monter jusqu’à 40 °C en été. Parfois, je fais de bonnes récoltes. Parfois, il n’y a presque rien au jardin et les récoltes sauvages ne peuvent se faire pour des raisons éthiques. C’est pour cela que je n’ai que très peu de stock. Si j’arrive à proposer une quantité suffisante de teinture-mères, ce n’est pas forcément le cas pour les baumes et macérât.