Où est passée ma mémoire depuis le COVID ?
Depuis la pandémie du COVID-19 et ses restrictions sans précédent en 2019-2020, une étrange sensation s’est installée en moi : une sorte de déconnexion temporelle, comme si un pan entier de ma vie avait été aspiré dans un vide intersidéral. À chaque fois que quelqu’un me parle d’un événement, d’une chanson, d’une fête ou d’un moment marquant, ma réponse est presque toujours la même : « Ah oui, ça devait être il y a deux ou trois ans ». Et pourtant, on me corrige aussitôt : « Non, c’était avant le COVID ».
Un effacement mental insidieux
Cette phrase, « c’était avant le COVID », revient comme un refrain perturbant. Elle me renvoie sans cesse à une période trouble, à un moment où le temps semblait suspendu, où les jours se confondaient, où l’on vivait sans rythme, sans repère, enfermé, isolé, contraint. J’ai l’impression que mon cerveau, pour se protéger, a occulter des souvenirs, gommé des périodes entières, comme s’il refusait de conserver en mémoire cette ère anxiogène. Ce n’est pas de l’oubli volontaire. C’est une forme de mémoire brisée.
Un traumatisme mondial, un impact personnel
Le COVID n’a pas seulement mis en pause les sociétés. Il a mis en pause les individus. Vivant à l’étranger, j’ai été forcé de me faire vacciner, privé de libertés, limité dans mes mouvements, dans mes choix, dans mes convictions. Même en étant tourné vers le naturel, vers des approches alternatives, je ne suis pas omniscient. Et face à l’incertitude mondiale, à la peur diffusée massivement, même les plus solides d’entre nous ont vacillé.
Cette sensation étrange de ne plus savoir où se situer dans le temps, de ne plus parvenir à associer les souvenirs à une chronologie cohérente, est le signe d’un traumatisme collectif profond. Ce n’est pas un simple oubli, c’est une dislocation entre le moi d’avant, le moi de pendant, et le moi d’après.
Une mémoire qui revient doucement
Heureusement, petit à petit, une forme de clarté mentale revient. Pour accompagner ce processus, j’ai mis au point mon propre cocktail cognitif, basé sur des plantes soutenant les systèmes neurovégétatifs et cognitifs. Grâce à ces aides naturelles, je retrouve un certain apaisement, une reconnexion avec le présent, une capacité à me souvenir sans douleur.
Ce passé m’a peut-être été en partie volé, mais je choisis aujourd’hui de reconstruire, de réconcilier les fragments, de faire la paix avec ces années suspendues. La mémoire revient, doucement, et avec elle, une certaine forme de béatitude retrouvée.
Herboristiquement vôtre,
François Roger de Loraille.

